Pérenniser l’adoption des infrastructures vertes de gestion des eaux pluviales en milieu urbain

Les infrastructures vertes de gestion des eaux pluviales (IVEP) peuvent renforcer la résilience urbaine face aux eaux pluviales, mais leurs avantages dépendent d’une adoption généralisée dans tous les quartiers. Malgré un soutien politique croissant, leur adoption reste très inégale, limitant ainsi l’impact collectif. Afin de comprendre les facteurs de cette variation, nous avons développé un modèle multi-agents spatialement explicite, alimenté par des données d’enquêtes auprès des ménages, des recensements et des données parcellaires d’Austin, au Texas. Ce modèle simule l’adoption de pratiques d’IVEP, notamment la collecte des eaux pluviales, sous différentes contraintes sociales et structurelles. Nos résultats montrent qu’une diffusion durable requiert la convergence de trois facteurs : la visibilité des installations voisines, la capacité de conversion (faisabilité et accessibilité financière) et le renforcement social par le biais du capital social. Aucun facteur, pris isolément, ne suffit à déclencher une adoption généralisée. Selon l’interaction de ces facteurs au fil du temps, certains quartiers connaissent un démarrage rapide, une diffusion plus lente, une croissance épisodique ou une stagnation persistante. Ces résultats contribuent à une meilleure compréhension théorique de l’adoption de solutions fondées sur la nature et fournissent des pistes concrètes pour identifier les obstacles spécifiques à chaque quartier et accélérer la mise en œuvre des IVEP en milieu urbain.

Lisez l’article ici (en anglais) :
https://www.nature.com/articles/s44284-026-00520-1

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